Catégorie : Actualités FFJ

  • “Effets de lumière” s’expose au LPS

    “Effets de lumière” s’expose au LPS

    Quel est le point commun entre un lecteur de code-barres, un panneau photovoltaïque, un surligneur et une feuille d’arbre ? Venez visiter l’expo “Effets de Lumière” à la Galerie Ubac du Laboratoire de Physique des Solides pour trouver la réponse.

    Pour débuter cette nouvelle année, Le LPS accueille dans ses locaux l’exposition “Effets de Lumière” réalisée par le service Communication, Médiation et Patrimoine Scientifiques (COMPAS) de l’Université Paris-Saclay. Ces panneaux ont  pour objectif de faire découvrir les multiples services que la lumière rend quotidiennement à la nature et à l’Homme.

    L’exposition est accessible tous les jours de la semaine, de 9h30 à 17h, jusqu’au 29 mars 2022 au LPS, bâtiment 510 sur le campus d’Orsay (« petit plateau »).

    Vue de l’exposition dans la galerie UBAC du Laboratoire de Physique des Solides

    Contact
    Marie-France Mariotto

  • Le prix de thèse AFC mention physique décerné à Isabel González-Vallejo

    Le prix de thèse AFC mention physique décerné à Isabel González-Vallejo

  • Des courants bien singuliers dans le graphène

    Des courants bien singuliers dans le graphène

    Parmi les propriétés extraordinaires du graphène, il existe une anomalie magnétique géante prédite depuis les années 1950s et encore jamais mesurée directement. En contrôlant un feuillet de graphène presque sans défaut avec une tension électrostatique et en utilisant des capteurs à magnétorésistance géante ultrasensibles, des physiciennes et des physiciens ont pour la première fois mis en évidence cette singularité magnétique expérimentalement.

    Les électrons plongés dans un champ magnétique décrivent des orbites circulaires, générant ainsi un moment magnétique qui s’oppose au champ magnétique. Cet effet donne lieu, dans sa version quantique, au diamagnétisme de Landau bien connu dans les matériaux conducteurs. On sait depuis longtemps que ce magnétisme orbital dépend de la structure, cristalline et électronique, du matériau considéré. Plus récemment, il a été démontré que lors du mouvement orbital des électrons, leur fonction d’onde, reflétant les symétries cristallines, acquiert un déphasage d’origine géométrique, dit phase de Berry, qui influe sur la direction de la réponse magnétique.

    Dans le cas du graphène, la structure électronique présente un point remarquable, le point de Dirac, qui est à l’intersection de deux bandes d’énergie en forme de cônes et pour lequel les électrons se comportent comme si leur masse était nulle. En particulier, dès 1956, une réponse orbitale, diamagnétique et divergente, a été prédite lorsque le potentiel chimique coïncide avec l’énergie du point de Dirac, c’est-à-dire lorsque la bande inférieure est complètement remplie d’électrons et la bande supérieure complètement vide (figure). Cette prédiction est surprenante, car c’est au point de Dirac que la densité d’électrons est minimale. Elle s’explique avec la phase de Berry qui vaut p dans le graphène et qui conduit à une réponse orbitale négative, s’opposant au champ magnétique et donc diamagnétique. De plus, cette phase intervient aussi dans la quantification des niveaux d’énergie de Landau et donne lieu à un niveau au point de Dirac, créant ainsi une densité d’états non nulle en ce point. La première mise en évidence expérimentale de cette singularité magnétique vient d’être réalisée dans une collaboration menée par des physiciennes et des physiciens du Laboratoire de Physique des Solides à Orsay (CNRS/Université Paris-Saclay), grâce à une mesure ultrasensible de l’aimantation d’un cristal micrométrique de graphène quasiment parfait, et au contrôle de la densité d’électrons autour du point de Dirac avec un champ électrostatique. Cette étude est publiée dans la revue Science et vient de faire l’objet d’un fait marquant dans les actualités du CNRS.

  • Lou Barreau : Observer l’interaction lumière-matière aux échelles de temps extrêmement brèves

    Lou Barreau : Observer l’interaction lumière-matière aux échelles de temps extrêmement brèves

    Lou Barreau est chimiste, enseignante à l’Université Paris-Saclay et chercheuse à l’Institut des sciences moléculaires d’Orsay (ISMO – Université Paris-Saclay, CNRS). Au sein de l’équipe de l’équipe Dynamiques et interactions : rayonnement, atomes, molécules (DIRAM), elle mène des recherches autour de la dynamique des électrons dans les molécules en phase gazeuse, grâce au rayonnement de lasers ultrabrefs.

    Pour Lou Barreau, ce n’est pas tant la fin qui compte que les moyens. Si ses travaux ne se limitent pas à une famille de molécules en particulier, c’est que cette jeune chercheuse est une inconditionnelle de la méthode spectroscopique. « L’avantage de cette méthode est qu’elle est très versatile, elle peut s’appliquer à énormément de systèmes et potentiellement n’importe quelles molécules en phase gazeuse. »

    C’est donc pour étudier une grande diversité de processus à l’échelle moléculaire que Lou Barreau combine des méthodes d’optique non-linéaire, des lasers femtosecondes ou encore de la détection de particules chargées (électrons ou ions), à l’interface entre physique et chimie, entre lumière et matière.

    Une chercheuse made in Saclay

    Le plateau de Saclay, Lou Barreau le connait très bien pour y avoir suivi l’essentiel de son parcours académique. Avec quelques années d’avance, elle intègre le département chimie de l’ENS Cachan (aujourd’hui ENS Paris-Saclay) et développe pendant son parcours de licence-master un intérêt pour l’interaction lumière-matière. « C’est précisément le cours d’Anne Lafosse, que j’avais en tant que professeure de spectroscopie en licence et qui est désormais ma collègue à l’ISMO, qui m’a vraiment donné envie de me diriger dans cette voie. »

    La jeune étudiante réalise un premier stage de recherche de spectroscopie dans le domaine des micro-ondes aux États-Unis, avant de s’intéresser aux échelles de temps extrêmement brèves au cours d’une thèse effectuée de 2014 à 2017 au sein du Laboratoire interactions, dynamiques et lasers (LIDYL – Université Paris-Saclay, CEA, CNRS).